Prendre une photo est un art très exigeant durant les quelques secondes qui précèdent le déclenchement. Votre cerveau est en ébullition et votre oeil parcours tout les paramètres de la photo: sujet, composition, cadrage, exposition, mise au point, vitesse d'obturation, éclairage et choix du moment décisif. Et c'est peu dire, car chacun des termes énuméré ici représente un vaste sujet en lui-même.
Alors, en tant que débutant, on se demande parfois comment un pro ou quelqu'un d'expérimenté réussi tout cela. À cette question, on m'a souvent répondu "laisse faire le temps", "ça vient avec le temps, l'expérience".
Oui, c'est vrai - maintenant, je le sais - mais c'est frustrant comme réponse. Ça ne nous donne pas de chemin à suivre, juste d'autre questions, un tonne de questions qui s'entrechoquent et qui, au final, nous laissent perplexe.
Dans cette petite capsule, je vais vous parler de mon propre cheminement.
La première chose qui m'a toujours fortement agacé chez les photographes amateurs, c'est l'obstination perpetuelle a vouloir substituer la qualité de l'appareil à celui du photographe. Oui, un bon appareil prend de bonnes images, l'image est piquée, le contraste est merveilleux, la reproduction des couleurs irréprochables et, oui, on peu désactiver le petit bip au démarrage. Mais celui qui prend la photo est le maître, pas l'esclave de l'appareil. On peu faire de très bonnes photos avec des appareils de qualité moyenne.
Ensuite, plutôt que de m'obstiner à essayer de comprendre la composition en lisant des livres, j'ai regardé ce que faisaient les autres. Lorsqu'on est membre d'un club photo, c'est facile et pratique, parce qu'on peut avoir l'information que l'on désire: à quel moment a été pris la photo, où a-t-elle été prise? Quelle était l'ouverture, le temps de pose, etc. Et, lentement, je me suis mis à avoir un sens critique vis à vis de ces photos. Je voyais ce qui fonctionnait et ce qui ne fonctionnait pas. Bien sûr, c'est un jugement subjectif. En art, il n'existe pas de jugement objectif. Tant mieux, ça laisse libre court à l'imagination.
Et tant qu'à faire, j'ai pris des photos en prennant en compte mes analyses. Et, à force d'en faire, j'ai fini par avoir un petit déclic concernant la composition. Ce déclic ne s'explique pas, à un moment donné certain pièces du puzzle se mettent en place. Toujours est-il que ce déclic m'a permis de ne plus trop avoir à me soucier de la composition, elle venait naturellement.
Ensuite, il m'a fallu trouver une façon de faire pour l'ouverture et la durée d'exposition. J'ai fini par me trouver à l'aise avec la priorité à l'ouverture. Je fais confiance à mes appareils pour la lecture de la lumière (que je peux toujours corriger) et j'ajuste l'ouverture en fonction de la zone de mise au point recherchée et je vérifie la durée d'exposition. Correspond-t-elle au but recherché? Trop longue, les mouvements seront flous. Trop courte, il n'y aura plus de mouvement.
Bien, cela a réglé deux de mes plus gros problèmes. J'arrivais à obtenir le bon cadrage, la bonne ouverture et la bonne durée d'exposition en quelques fractions de seconde, utile pour un sujet pris sur le vif. La lumière? Malheureusement, en mode 'reportage', peu de choix s'offrent à nous, je tourne un peu autour du sujet jusqu'à cela me convienne. Si je ne peux pas, je prends la photo telle quelle, parfois on a quand même de la chance.
Le dernier élément, et non le moindre, se déroule lorsque la séance photo est terminée. On a rangé l'appareil, téléchargé les photos sur le PC et on les regarde. C'est l'étape la plus difficile, mais qui fini par aider le photographe à tous les stades de la prise de vue. Oui, il est difficile de regarder ses photos, parce que, en tant que débutant, on regarde son propre égo. On se dit "J'ai pris cette photo et j'en suis fier". Un sujet que l'on a traqué pendant des heures et qui est enfin immortalisé, il y a de quoi être fier. Et que dire de ce coeur qui bat la chamade en observant ces photos?
Malheureusement, c'est ici que la plus grosse 'erreur' est commise. Il ne faut pas regarder ces photos avec son coeur si on veut qu'elle sortent du lot. Il faut les regarder purement avec un oeil technique et vérifier tous les paramètres de la composition: sujet, cadrage, éclairage, etc. Il faut oublier le sujet et ne plus le voir que comme un sujet de dissection. Une comparaison extrême serait: vous être un médecin légiste et vous disséquez un cadavre. Pensez-vous au sujet que vous êtes actuellement en train de découper? Non, vous cherchez les causes du décès. Procédez exactement de la même manière avec vos photos. Pour vous aidez, vous pouvez tenter d'oublier vos photos pendant quelques jours ou quelques semaines. Vous ne les verrez pas du même oeil. L'exitation de la prise de vue se sera probablement dissipée.
Et lorsque vous aurez fait le tri, gardé les photos bonnes pour une expo et rangé les autres, que vous garderez, j'en suis sûr, car votre coeur, lui, ne va pas se taire. Chaque image est magique pour celui qui les prends, même si elle sont ordinaire, sous exposées ou mal cadrées.
Avec le temps et de l'entraînement, vous serez capable de faire cette étape analytique au moment de la prise de vue et le tout s'emboîtera mieux. Vous ferez abstraction de l'émotion liée au sujet au moment de la prise de vue, mais sans la perdre de vue. Et vous la retrouverez avec plaisir lorsque vous allez regarder les images finales.
Bon courage!
21/07/2008
Comment gérer toutes les techniques photo en même temps?
Créé par
Kristof
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12:43
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Tags : composition, persévérer, Photographie, technique, tutoriel
18/03/2008
Fatigué de tourner en rond?
Oui, oui, je vous comprend. Vous surfez sur le web, parce que vous êtes en panne d'inspiration et vous ne savez pas quoi faire.
D'accord, j'ai déjà parlé de ce sujet. Mais parfois, il faut tourner un peu en rond afin d'avancer. Non?
Voilà, vous avez un dessin magnifique, un script magnifique ou encore la chanson du siècle. Mais, il manque le décor à votre dessin, une fin digne de ce nom à votre script ou encore votre chanson ne possède que l'introduction et le refrain.
Oui, vous avez déjà fait beaucoup de travail, vous y avez passé beaucoup de temps, mais là, la seule chose qui vous vient à l'esprit c'est : pfff (ajoutez le bruit d'un sac plein d'air qui se vide). Et vous tournez en rond, vous ne savez plus quoi y ajouter.
Dans de telle situations, moi, j'essaye d'appliquer quelques trucs:
- Je passe à autre chose. Je lit un livre, je regarde un film, je joue avec ma fille. Mais en règle générale, je préfère marcher...
- Je fais quelque chose de différent mais similaire. Je travaille sur un autre projet. Si vous travaillez sur un dessin, pourquoi ne pas en commencer un autre?
- J'essaye de voir ce que les autres font sur le même sujet, mais pas forcément dans la même discipline, et si c'est la même discipline, j'essaye de voir ce qu'on peut faire avec d'autres techniques.
- J'essaye des trucs de créativité. En écriture, je prends quelques mots au hasard, puis je bâti une petite histoire (pas forcément écrite), parfois, ça donne des idées au script ou au roman qui est en panne.
- Parfois, je me dit que si je n'arrive pas à aller plus loin, c'est que quelque chose me gêne, quelque chose qui n'est pas évident tant on est coincé dans sa bulle créatrice. Dans ce temps là, je fais voir ou écouter l'oeuvre à ma conjointe ou a un ami. Peut importe qu'ils aient du talent dans votre domaine ou non, en général il vont vous mettre sur la piste.
- Parfois, c'est que ce que je créé n'a vraiment rien à voir avec ce que je m'imaginais faire. Je jette le tout dans une corbeille où je peux récupérer le tout un mois plus tard...
- Parfois, c'est juste que je manque d'énergie. Le sommeil ça fait du bien et c'est un moment propice pour créer n'importe quoi.
Voilà, j'espère que ces quelques idées vont vous inspirer.
Bonne création!
Créé par
Kristof
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13:24
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Tags : continuer, persévérer, réviser, Trouver l'inspiration
11/12/2007
Il faut travailler pour être créatif
L'étincelle magique de la créativité n'apparaît pas du jour au lendemain, n'en déplaise à tous les paresseux et "procrastineurs" du monde. Parfois, nos capacités jouent en notre faveur. En effet, certaines de nos habiletés sont plus développées que d'autres et il nous faut peu d'efforts pour fournir un résultat satisfaisant.
Prenons l'exemple de l'écriture. Pour certaines personnes, aligner les mots les uns derrière les autres pour former une belle histoire cohérente est facile. Elles s'asseoient derrière leur clavier et n'ont qu'à écrire. Point. Pour d'autres personnes, c'est une autre histoire. Elles doivent se creuser la tête, réfléchir, prendre l'air, discuter avec leurs amis, afuter leurs points de vue.
Mais, ceci n'est peut être qu'un miroir aux illusions. La facilité innée n'existe pas. Pour parvenir à cette aisance créatrice, ces personnes ont travaillé dur. Que se soit durant leur enfance ou adolescence - c'est une période où on fait énormément de progres, car nos responsabilités à cette période de notre vie sont principalement axées sur les résultats scolaires - ou plus tard, à l'age adulte.
L'ingrédient nécessaire - absolument indispensable - c'est la passion, l'envie, le désir ardent de réussir et de persévérer. Si vous n'aimez pas ce que vous faites ou ce que vous apprenez, vous le faite mal, car vous n'êtes pas motivés. Et de la motivation, vous en aurez besoin beaucoup si vous vous décidez aujourd'hui à devenir le prochain Mozart alors que vous ne connaissez rien à la musique.
Alors, il est probable que notre façon de penser - façonnée par notre culture, notre éducation et notre personnalité - nous dirige sur certaines activités plutôt que d'autres. Parce que cette façon de penser doit, en quelque sorte, être en phase avec l'objet de notre étude.
Et en étudiant la musique, le dessin, l'écriture ou la gestion financière des entreprises, il est possible pour nous de découvrir des rouages qui nous étaient invisibles, inaccessibles. Le cerveau étant une merveilleuse machine à apprendre, il nous est possible de progresser et de créer ce que nous ne pensions pas être possible quelques jours ou mois plus tôt.
Savoir dessiner, reproduire le réel pour enfin dessiner ce qui n'existe pas ne survient pas subitement, comprendre et exploiter le contrepoint en musique ou encore écrire un roman sans prendre de notes et faire en sorte qu'il soit cohérent, rien de tout cela n'est facile. Mais en y travaillant tous les jours, cela devient de plus en plus facile et aisé.
Alors, créateurs de tous genres, créez et continuez à créer, car demain vous imaginerez ce qui n'existe pas encore.
Créé par
Kristof
à
15:58
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Tags : créativité, effort, persévérer, travail